La taxe foncière 2026 devait connaître une hausse majeure pour 7,4 millions de logements, avec une augmentation moyenne de 63 euros liée à la prise en compte d’éléments de confort. Le gouvernement a annoncé fin novembre 2025 la suspension de cette réforme jusqu’au printemps 2026. Cette mesure concernait les propriétaires dont les biens n’avaient pas déclaré certains équipements comme l’eau courante, l’électricité ou les sanitaires dans leurs bases cadastrales.
La taxe foncière va-t-elle être supprimée en 2026 ?
Aucune suppression de la taxe foncière n’est envisagée pour 2026. Le Premier ministre Sébastien Lecornu l’a confirmé le 26 novembre : seule la hausse liée à la mise à jour des bases cadastrales est suspendue jusqu’au printemps 2026.
Cette suspension temporaire vise à définir une nouvelle méthode de calcul plus locale, comme l’a précisé le gouvernement devant le Sénat. L’objectif reste de moderniser le système actuel jugé obsolète, mais sans supprimer cet impôt local essentiel aux collectivités territoriales.
La réforme globale des valeurs locatives cadastrales, elle, demeure reportée à 2027 ou 2028. Les propriétaires continueront donc de payer leur taxe foncière selon les modalités actuelles, en attendant cette consultation avec les élus locaux et parlementaires prévue d’ici mai-juin 2026.
Augmentation par les éléments de confort : qui paiera plus ?
Les 6 critères de confort qui changent tout
Chaque élément de confort ajoute des mètres carrés fictifs au calcul de votre valeur locative cadastrale. L’eau courante représente 4 m² supplémentaires, tandis que l’électricité en ajoute 2.
Les équipements sanitaires pèsent encore plus lourd dans la balance. Un lavabo équivaut à 1 m² additionnel, les WC à 2 m², une douche à 3 m² et une baignoire à 5 m² complets. Le chauffage central ou la climatisation complètent cette liste avec 2 m² forfaitaires.
L’administration fiscale considère qu’après plus de 50 ans, ces installations sont devenues standard dans l’habitat français. Concrètement, un logement disposant de tous ces éléments voit sa surface cadastrale augmenter de 19 m² théoriques, impactant directement le montant de la taxe finale selon les taux communaux appliqués.
7,4 millions de logements concernés par la réforme
Cette mise à jour massive touche principalement les biens construits avant 1970, époque où ces équipements n’étaient pas systématiquement déclarés aux services fiscaux. La répartition géographique révèle de fortes disparités territoriales.
Certaines régions concentrent davantage de logements concernés. La Haute-Corse arrive en tête avec 60% des habitations réévaluées, suivie de la Corse-du-Sud (45%) et de l’Aude (42%). Paris affiche un taux de 25%, tandis que l’Isère et l’Indre-et-Loire restent autour de 10%.
Les collectivités locales bénéficieront de cette opération avec 466 millions d’euros supplémentaires de recettes fiscales. Pour les propriétaires concernés, la hausse moyenne de 63 euros masque des variations importantes selon la localisation et les taux communaux appliqués. Les maisons représentent 25% des biens réévalués en métropole, contre 15% pour les appartements.
Comment mensualiser la taxe foncière 2026 ?
La mensualisation reste possible pour étaler votre taxe foncière 2026 sur dix mois, de janvier à octobre. Vous devez effectuer votre demande avant le 15 décembre 2025 sur votre espace particulier impots.gouv.fr, dans la rubrique « Paiements ».
Alternative pratique : contactez directement votre centre des finances publiques ou appelez le 0 809 401 401. Munissez-vous de votre numéro fiscal et de vos coordonnées bancaires pour finaliser l’adhésion.
Chaque prélèvement correspondra à un dixième du montant de votre taxe foncière 2025. Si votre impôt 2026 diffère de celui de l’année précédente, un ajustement automatique interviendra en fin d’année. Les premiers prélèvements débuteront le 15 janvier 2026, vous évitant une sortie d’argent importante à l’automne.
Fiscalité immobilier : recours et contestations possibles
Plusieurs options s’offrent à vous pour contester votre taxe foncière 2026. La réclamation doit être adressée au centre des impôts fonciers avant le 31 décembre 2026, soit via votre messagerie sécurisée sur impots.gouv.fr, soit par courrier recommandé avec accusé de réception.
La démarche nécessite de rassembler tous les justificatifs pertinents : plans du logement, factures de travaux ou photos prouvant l’absence d’équipements. Pour la réforme 2026 spécifiquement, vous bénéficierez d’un délai de contestation jusqu’à fin juin pour les éléments de confort ajoutés automatiquement.
Si l’administration rejette votre réclamation, un recours devant le tribunal administratif reste possible dans les deux mois suivant la notification de refus. Attention : la contestation ne vous dispense pas du paiement initial, mais vous obtiendrez un remboursement si votre demande aboutit.