Ma copro de demain

Publié le 18/11/2018

La blockchain au service de la copropriété

La technologie de la blockchain va bientôt révolutionner le monde de la copropriété. Quels en sont les rouages et les intérêts ? Décryptage.

 

Qu’est-ce que la blockchain ?

Depuis quelques années, la technologie de la blockchain fait parler d’elle entre autres dans le domaine de l’immobilier. La blockchain, créée il y a une dizaine d’années, est une technologie permettant de stocker et d’échanger des informations de manière sécurisée, fiable, non modifiable et dématérialisée. Cette base de données est autonome, il n’y a aucun mécanisme central de gestion. Elle ressemble à une grande base de données qui regroupe l'historique de tous les échanges réalisés entre tous ses utilisateurs depuis sa création.

À l’origine, cette technologie a été créée afin que ses utilisateurs puissent échanger de la monnaie virtuelle : le fameux bitcoin sans passer par un organisme central de contrôle (comme une banque).

Le système de la blockchain permet de toucher des domaines bien plus larges que le domaine monétaire, comme par exemple l’immobilier, en permettant de certifier, tracer et automatiser des documents : actes notariés, procédures diverses, votes d’AG, cadastres, documents légaux pour les professionnels de l’immobilier, etc.

 

Que représente la blockchain pour le monde de la copropriété ?

En moyenne, seulement 30% des copropriétaires d’un immeuble assistent aux AG. Indisponibilités, imprévus, désengagements, absentéisme… La blockchain peut offrir une solution à ces problématiques-là, en dématérialisant la réunion et en la rendant accessible à tout moment.

En effet, l’entreprise Syment a développé pour la première fois, en septembre 2018, une assemblée générale entièrement digitalisée : consultation, votes étalés sur une semaine sur mobile/ordinateur, rappels automatiques de non-votants, signatures électroniques, etc.

Cette méthode est encore en pleine expérimentation mais les retombées de ce premier test sont positives et encourageantes. La blockchain pourrait changer les pratiques des syndics et permettrait de faire de véritables économies sur les honoraires de gestion.

 

La loi Élan soutient la blockchain

La loi ELAN (article 211) (évolution du logement, de l’aménagement et du numérique) ouvre la voie à la pratique de la blockchain pour la copropriété en mentionnant  :

  • la possibilité de voter par visioconférence (ou autres moyens de communication électronique permettant l’identification du copropriétaire),
  • la possibilité de voter par correspondance avant la tenue de l’assemblée générale via un formulaire.

Une technologie qui, dans la pratique, doit encore faire ses preuves, mais qui offre une nouvelle perspective au domaine de la copropriété.

(cc) Kaley Dykstra