MaPrimeRénov’ représente la principale prime pour la rénovation énergétique mise en place par l’État français pour accompagner les propriétaires dans leurs projets d’amélioration de la performance énergétique. Cette aide financière s’adresse aussi bien aux propriétaires occupants qu’aux propriétaires bailleurs, avec des conditions spécifiques à respecter selon le statut du demandeur.
Conditions d’éligibilité communes et spécifiques aux propriétaires bailleurs
Les critères d’éligibilité à MaPrimeRénov’ comprennent des exigences communes à tous les propriétaires ainsi que des obligations particulières pour les bailleurs :
Critères généraux :
- Le logement concerné doit avoir été construit 15 ans avant la date de début des travaux (deux ans seulement pour le remplacement d’une chaudière au fioul par un équipement utilisant une source d’énergie renouvelable)
- Les rénovations énergétiques doivent être réalisées par un professionnel RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) disposant des qualifications appropriées
- Les travaux doivent respecter des critères techniques stricts et utiliser des matériaux certifiés garantissant l’adéquation des matériaux aux performances attendues
- Le logement doit être occupé à titre de résidence principale au moins 8 mois par an, condition vérifiable par l’administration
Spécificités pour les propriétaires bailleurs :
Le propriétaire bailleur doit s’acquitter de deux obligations supplémentaires majeures qui conditionnent l’attribution de l’aide. D’abord, il doit rédiger et joindre une attestation sur l’honneur à sa demande MaPrimeRénov’, document juridiquement engageant qui constitue un préalable obligatoire au versement de la prime.
Cette attestation sur l’honneur doit impérativement comporter deux déclarations formelles :
- « Le montant de l’aide sera déduit d’une éventuelle réévaluation de loyer«
- « J’ai informé mon/ma locataire du projet de rénovation et du fait que la prime ne sera pas comptée dans une potentielle hausse du loyer«
En outre, le propriétaire bailleur doit s’engager contractuellement à maintenir la location du bien rénové pendant une période minimale de 6 ans à compter de la date de versement du solde de la prime. Cette obligation de location longue durée vise à garantir que l’investissement public bénéficie effectivement aux locataires et contribue durablement à l’amélioration du parc locatif privé.
Barèmes et plafonds de ressources détaillés pour 2026
Le système de financement de MaPrimeRénov’ repose sur une approche progressive tenant compte des revenus fiscaux de référence du propriétaire bailleur (et non du locataire occupant). Cette modulation permet de concentrer l’effort public sur les ménages aux capacités financières plus limitées tout en maintenant une incitation pour l’ensemble des propriétaires.
La classification par profils colorés détermine précisément les montants d’aide :
MaPrimeRénov’ Bleu : Propriétaires aux ressources très modestes bénéficiant des montants d’aide les plus élevés, pouvant atteindre jusqu’à 90% du coût des travaux pour certaines opérations prioritaires comme l’installation d’une pompe à chaleur haute performance.
MaPrimeRénov’ Jaune : Propriétaires aux ressources modestes avec des taux de prise en charge généralement compris entre 75% et 60% selon la nature des équipements installés.
MaPrimeRénov’ Violet : Propriétaires aux revenus intermédiaires bénéficiant d’un soutien de 40% à 60% du montant des travaux, particulièrement pour les équipements les plus performants sur le plan environnemental.
MaPrimeRénov’ Rose : Propriétaires aux revenus les plus élevés pouvant obtenir une aide de 15% à 40% pour une sélection restreinte de travaux, notamment ceux contribuant significativement à la décarbonation du chauffage.
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Plafonds de ressources en vigueur en 2026
En Île-de-France
| Nombre de personnes | MaPrimeRénov’ Bleu | MaPrimeRénov’ Jaune | MaPrimeRénov’ Violet | MaPrimeRénov’ Rose |
|---|---|---|---|---|
| 1 | < 22 685 € | < 27 615 € | < 38 566 € | > 38 566 € |
| 2 | < 33 297 € | < 40 531 € | < 56 691 € | > 56 691 € |
| 3 | < 39 987 € | < 48 679 € | < 68 267 € | > 68 267 € |
| 4 | < 46 688 € | < 56 840 € | < 79 843 € | > 79 843 € |
| 5 | < 53 414 € | < 65 024 € | < 91 419 € | > 91 419 € |
| Prix par personne supp. | Plus 6 717 € | Plus 8 178 € | Plus 11 576 € | Plus 11 576 € |
En dehors de l’Île-de-France
| Nombre de personnes | MaPrimeRénov’ Bleu | MaPrimeRénov’ Jaune | MaPrimeRénov’ Violet | MaPrimeRénov’ Rose |
|---|---|---|---|---|
| 1 | < 16 391 € | < 21 013 € | < 29 439 € | > 29 439 € |
| 2 | < 23 971 € | < 30 731 € | < 43 277 € | > 43 277 € |
| 3 | < 28 830 € | < 36 957 € | < 52 108 € | > 52 108 € |
| 4 | < 33 679 € | < 43 175 € | < 60 939 € | > 60 939 € |
| 5 | < 38 550 € | < 49 419 € | < 69 771 € | > 69 771 € |
| Prix par personne supp. | Plus 4 861 € | Plus 6 227 € | Plus 8 832 € | Plus 8 832 € |
Évolutions 2026 et impact sur les propriétaires bailleurs
L’année 2026 marque une étape importante dans l’évolution de MaPrimeRénov’ avec des modifications structurelles visant à optimiser l’efficacité du dispositif. Après une fermeture temporaire du guichet de dépôt liée aux négociations budgétaires, la réouverture s’accompagne de changements significatifs dans la philosophie du programme.
Principales évolutions réglementaires :
La suppression de certains équipements du parcours par geste reflète une volonté de concentrer les moyens publics sur les solutions les plus performantes. Ainsi, l’isolation des murs par l’extérieur par certaines techniques moins efficaces et les chaudières biomasse de moindre rendement ne bénéficient plus du soutien public, orientant les propriétaires vers des alternatives plus ambitieuses.
Les rénovations d’ampleur voient leurs plafonds de dépenses subventionnables ajustés pour favoriser les projets les plus structurants, avec un accompagnement renforcé par des Mon Accompagnateur Rénov’ (MAR) qualifiés. Cette évolution privilégie les approches globales permettant d’atteindre des gains énergétiques de 35% minimum.
Le renforcement des exigences techniques concerne particulièrement les équipements de chauffage, avec des seuils de performance relevés pour les pompes à chaleur, les systèmes de ventilation et les matériaux d’isolation. Ces nouvelles normes garantissent une meilleure efficacité des investissements publics et une réduction plus significative des consommations énergétiques.
Guide pratique : démarches et procédures pour les propriétaires bailleurs
Processus de demande étape par étape
Phase préparatoire (1-2 mois avant travaux) :
La première étape consiste à identifier et sélectionner une entreprise RGE qualifiée dans votre secteur géographique. Cette recherche peut s’effectuer via l’annuaire officiel disponible sur le site de France Rénov’ ou par consultation des organismes de qualification (Qualibat, Qualifelec, Qualit’EnR). Il convient de demander plusieurs devis détaillés permettant de comparer les prestations et les coûts.
Parallèlement, vous devez constituer votre dossier administratif en rassemblant l’ensemble des pièces justificatives requises : avis d’imposition N-2, justificatifs de propriété actualisés, diagnostic de performance énergétique (DPE) récent si nécessaire, et surtout l’attestation sur l’honneur spécifique aux bailleurs.
Phase de dépôt et instruction (2-4 semaines) :
La création d’un compte sur le site MaPrimeRénov’ constitue le point d’entrée obligatoire pour toute demande. L’interface dématérialisée guide le demandeur dans la saisie des informations et le téléchargement des documents. Une attention particulière doit être portée à la date de demande qui détermine les barèmes applicables et marque le début de l’instruction.
L’administration dispose d’un délai réglementaire de 15 jours ouvrés pour instruire le dossier complet. Durant cette période, des compléments d’information peuvent être demandés, prolongeant d’autant le délai de traitement. La notification d’accord précise le montant de MaPrimeRénov’ accordé et les conditions de versement.
Phase de réalisation et paiement (durée variable selon travaux) :
Une fois l’accord officiel reçu, vous pouvez donner votre autorisation à l’artisan RGE pour débuter les travaux. Aucun commencement ne doit intervenir avant cette validation sous peine de perdre le bénéfice de l’aide. Les travaux doivent respecter scrupuleusement les spécifications techniques validées lors de l’instruction.
À l’achèvement des travaux, la transmission de la facture détaillée déclenche le processus de paiement. Le versement s’effectue par virement bancaire sur le compte du bénéficiaire, généralement sous 15 jours après validation du dossier de paiement.
Documentation requise et pièces justificatives
La liste des documents à constituer varie selon la complexité du projet mais comprend systématiquement :
- Avis d’imposition sur le revenu de l’année N-2 pour l’ensemble des membres du foyer fiscal
- Devis détaillé établi par un professionnel RGE mentionnant les caractéristiques techniques des équipements et matériaux
- Justificatifs de propriété récents (acte notarié, titre de propriété, attestation notariée)
- Attestation sur l’honneur spécifique aux bailleurs comportant les mentions obligatoires relatives à la neutralité sur les loyers
- Diagnostic de performance énergétique (DPE) de moins de 10 ans pour certaines opérations
Des documents complémentaires peuvent être exigés selon les situations : compromis de vente pour les acquisitions récentes, bail type pour justifier de la location effective, attestation d’assurance décennale de l’entreprise RGE.
Travaux éligibles et équipements financés en 2026
Équipements de chauffage et production d’eau chaude sanitaire
La stratégie de décarbonation du chauffage se traduit par une priorisation des équipements utilisant les énergies renouvelables. Les pompes à chaleur air-eau et géothermiques bénéficient des montants d’aide les plus élevés, pouvant atteindre 5 000 € pour les modèles les plus performants installés chez les propriétaires aux ressources modestes.
Les chauffe-eau thermodynamiques pour l’eau chaude sanitaire représentent une solution particulièrement adaptée aux logements locatifs, combinant efficacité énergétique et facilité d’installation. L’aide peut couvrir jusqu’à 1 200 € du coût d’acquisition et de pose.
Les équipements bois énergie restent soutenus mais avec des exigences renforcées : les poêles à bois et poêles à granulés doivent désormais respecter des seuils d’émission de particules plus stricts et présenter un rendement énergétique minimal de 87%. Les chaudières à granulés haute performance continuent de bénéficier d’aides substantielles, jusqu’à 10 000 € pour les installations les plus efficaces.
Isolation thermique et amélioration de l’enveloppe
L’isolation constitue le socle de toute rénovation énergétique performante. Les opérations prioritaires incluent l’isolation des combles perdus et aménagés, avec des aides pouvant atteindre 25 €/m² pour les ménages aux ressources très modestes.
L’isolation des murs par l’intérieur et par l’extérieur reste éligible, mais les techniques et matériaux doivent répondre à des critères de performance thermique renforcés. Les parois vitrées en simple vitrage peuvent être remplacées avec un soutien financier significatif, particulièrement pour les fenêtres atteignant des performances thermiques élevées.
L’isolation des toitures terrasses bénéficie d’un régime spécifique avec des montants d’aide calculés selon la surface traitée et les performances thermiques des matériaux utilisés. Cette opération s’avère particulièrement rentable pour les immeubles anciens en copropriété.
Dispositifs de financement complémentaires et optimisation
Cumul avec les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE)
La stratégie optimale consiste à combiner MaPrimeRénov’ avec la prime CEE proposée par les fournisseurs d’énergie. Cette approche peut permettre de couvrir 70% à 90% du coût total des travaux pour les propriétaires aux ressources modestes réalisant des opérations prioritaires.
La chronologie de demande revêt une importance cruciale :
- Solliciter la prime CEE avant signature du devis
- Déposer simultanément la demande MaPrimeRénov’
- Attendre les accords avant commencement des travaux
- Procéder à la signature du devis et lancement des travaux
Autres dispositifs mobilisables
L’Éco-PTZ permet d’emprunter jusqu’à 50 000 € sans intérêts pour financer la part restant à charge après déduction des aides. Ce prêt bancaire spécialisé s’avère particulièrement adapté aux projets de rénovation globale nécessitant un investissement initial important.
Le dispositif Loc’Avantages offre des réductions d’impôts substantielles aux propriétaires s’engageant à louer à des niveaux de loyers maîtrisés. Cette aide fiscale peut représenter 15% à 65% de réduction d’impôt selon la zone géographique et les engagements pris.
La TVA réduite à 5,5% s’applique automatiquement aux travaux de rénovation énergétique, générant une économie immédiate sur les factures. Les aides locales des collectivités territoriales peuvent compléter le dispositif national, certaines régions proposant des bonifications pour les projets exemplaires.
Spécificités des copropriétés et aide collective
Pour les copropriétés, MaPrimeRénov’ Copropriétés constitue un dispositif spécialisé accessible depuis le 1er janvier 2021. Cette aide collective permet de financer 25% du coût des travaux dans la limite de 3 750 euros par logement, avec des bonifications possibles pour les copropriétés fragiles ou les projets particulièrement ambitieux.
L’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) devient obligatoire pour accompagner le syndicat de copropriétaires et le conseil syndical dans l’élaboration et le suivi du projet. Cette prestation professionnelle, financée jusqu’à 180 euros par logement, garantit la qualité technique et administrative du dossier.
Les bonus spécifiques incluent le bonus « sortie de passoire » de 500 euros par logement pour les copropriétés quittant les classes énergétiques F et G, et le bonus « bâtiment basse consommation » récompensant l’atteinte des classes A ou B. Ces incitations supplémentaires favorisent les projets les plus ambitieux sur le plan énergétique.
Modalités de contrôle et obligations post-travaux
Suivi et vérification des engagements
L’Agence Nationale de l’Habitat dispose de prérogatives étendues pour contrôler le respect des engagements pris par les bénéficiaires. Ces contrôles peuvent intervenir à différents stades : instruction du dossier, réalisation des travaux, période post-travaux.
Les contrôles documentaires portent sur la conformité des factures, le respect des caractéristiques techniques des équipements installés, et la vérification de l’occupation effective du logement comme résidence principale. Une visite préalable du chantier peut être organisée pour les projets complexes ou présentant des enjeux techniques particuliers.
La vérification du respect des loyers s’applique aux propriétaires ayant souscrit des engagements dans le cadre de dispositifs complémentaires comme Loc’Avantages. Tout manquement peut entraîner un reversement partiel ou total des aides perçues.
Sanctions en cas de non-respect
Le non-respect de la durée minimale de location de 6 ans entraîne une obligation de remboursement proportionnel : 1/6ème de l’aide doit être restitué pour chaque année de location non effectuée. Cette règle vise à garantir que l’investissement public bénéficie effectivement aux locataires sur une période suffisante pour être rentabilisé socialement.
Les propriétaires peuvent toutefois être exonérés de cette obligation en cas de circonstances exceptionnelles : vente pour cause de force majeure, décès, invalidité, ou changement professionnel nécessitant un déménagement. Ces situations doivent être dûment justifiées auprès de l’administration.
Critères techniques et dispositifs complémentaires
Éligibilité et nombre de logements
Un propriétaire bailleur peut bénéficier de MaPrimeRénov’ pour un maximum de quatre logements : sa résidence principale plus trois biens locatifs. Cette limitation favorise les petits propriétaires tout en permettant une amélioration significative du parc locatif privé. Chaque demande doit faire l’objet d’un dossier séparé avec engagement de location spécifique.
Gestion des revenus de référence
Pour les demandes déposées en 2026, ce sont les revenus fiscaux de référence de 2024 (figurant sur l’avis d’imposition 2025) qui déterminent le profil d’éligibilité. Cette règle N-2 permet de disposer de revenus définitifs et vérifiés, évitant les estimations et les régularisations ultérieures.
Aides spécialisées de l’Anah
L’Agence nationale de l’habitat propose un écosystème d’aides complémentaires : MaPrimeRénov’ pour la rénovation énergétique, MaPrimeAdapt’ pour l’adaptation aux personnes âgées ou handicapées, et des dispositifs spécifiques de lutte contre l’habitat indigne. Ces aides peuvent être combinées selon les projets et les besoins identifiés.
La diversité de ces dispositifs permet aux propriétaires bailleurs de concevoir des stratégies de rénovation globales, améliorant simultanément la performance énergétique, le confort et l’accessibilité de leurs biens locatifs.
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Questions fréquentes sur MaPrimeRénov’ propriétaire bailleur
Quelles sont les aides disponibles pour les propriétaires bailleurs ?
Les propriétaires bailleurs peuvent bénéficier de plusieurs aides financières pour leurs travaux de rénovation énergétique :
- MaPrimeRénov’ : l’aide principale de l’État, accessible jusqu’à 3 logements locatifs plus la résidence principale ;
- Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) : prime versée par les fournisseurs d’énergie, cumulable avec MaPrimeRénov’ ;
- Éco-prêt à taux zéro : emprunt sans intérêts jusqu’à 50 000 € pour financer le reste à charge ;
- TVA réduite à 5,5% : applicable automatiquement aux travaux de rénovation énergétique ;
- Loc’Avantages : réduction d’impôt de 15% à 65% pour les propriétaires s’engageant sur des loyers maîtrisés ;
- Aides locales : subventions complémentaires proposées par certaines collectivités territoriales.
Qui est éligible à MaPrimeRénov’ pour les propriétaires bailleurs ?
Tous les propriétaires bailleurs peuvent demander MaPrimeRénov’, sous réserve de respecter les plafonds de ressources établis selon quatre profils colorés. L’éligibilité dépend des revenus fiscaux de référence du propriétaire (pas du locataire) et du nombre de personnes composant le foyer fiscal.
Les conditions spécifiques incluent :
- Posséder un logement de plus de 15 ans (2 ans pour le remplacement d’une chaudière au fioul) ;
- S’engager à louer le bien comme résidence principale pendant au moins 6 ans ;
- Faire réaliser les travaux par un professionnel RGE ;
- Fournir une attestation sur l’honneur garantissant la neutralité sur les loyers.
Quelles sont les aides de l’Anah pour les travaux des propriétaires bailleurs ?
L’Agence nationale de l’habitat (Anah) propose plusieurs dispositifs aux propriétaires bailleurs :
• MaPrimeRénov’ Parcours par geste : aide individuelle pour des travaux spécifiques (isolation, chauffage, ventilation) avec des montants variant de 15% à 90% du coût des travaux selon les revenus.
• MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur : pour les projets de rénovation globale permettant un gain énergétique d’au moins 35%, accessible aux propriétaires aux ressources très modestes et modestes.
Primes bonus :
- Bonus « sortie de passoire thermique » : 500 € à 1 500 € pour quitter les classes F et G du DPE
- Bonus « bâtiment basse consommation » : 500 € à 1 500 € pour atteindre les classes A ou B
MaPrimeAdapt’ : aide spécialisée pour l’adaptation du logement aux personnes âgées ou handicapées, également accessible aux bailleurs.
Peut-on cumuler MaPrimeRénov’ avec d’autres aides en tant que propriétaire bailleur ?
Oui, MaPrimeRénov’ est cumulable avec plusieurs autres dispositifs, permettant de financer jusqu’à 90% du coût total des travaux pour les propriétaires aux ressources modestes :
Cumuls possibles :
- Prime CEE (Certificats d’Économies d’Énergie) : attention à respecter l’ordre des démarches (demander la prime CEE avant signature du devis) ;
- Éco-prêt à taux zéro : pour financer le reste à charge sans intérêts ;
- TVA réduite à 5,5% : réduction automatique sur les factures ;
- Aides locales : subventions des collectivités territoriales ;
- Loc’Avantages : réduction d’impôt pour les bailleurs s’engageant sur des loyers. conventionnés
Cumuls interdits :
- Avec les anciennes aides remplacées par MaPrimeRénov’ (CITE, Habiter Mieux Agilité)
- Avec d’autres aides de l’Anah pour les mêmes travaux
La stratégie optimale consiste à solliciter tous les dispositifs compatibles simultanément pour maximiser le financement du projet de rénovation énergétique.