La taxe d’habitation, cette taxe immobilière qui a longtemps fait partie du quotidien fiscal des Français, a connu une transformation majeure ces dernières années. Depuis 2018, sa suppression progressive pour les résidences principales est devenue l’une des réformes fiscales les plus significatives. En 2026, le paysage de cette taxe est désormais clairement défini, mais certains contribuables restent concernés par son paiement. Entre résidence principale et secondaire, location et propriété, il est essentiel de comprendre qui doit encore s’acquitter de cet impôt et dans quelles conditions.
Alors que de nombreux Français pensent que la taxe d’habitation appartient définitivement au passé, la réalité est plus nuancée. Si la majorité des foyers en est effectivement exonérée pour leur résidence principale, certaines situations particulières continuent de générer cette imposition. Faisons le point sur les cas où la taxe d’habitation reste due en 2026, et découvrons qui sont les contribuables encore concernés par ce prélèvement local.
Suppression de la taxe d’habitation : qui est exonéré de la taxe d’habitation ?
La grande nouvelle de ces dernières années en matière d’impôts locaux est bien la suppression définitive de la taxe d’habitation sur les résidences principales. Depuis le 1er janvier de l’année 2023, aucun foyer fiscal n’est plus redevable de la taxe pour son local d’habitation principal, qu’il soit propriétaire ou locataire. Cette mesure, qui s’est appliquée progressivement entre 2018 et 2023, représente un gain de pouvoir d’achat significatif pour les ménages français.
Cette exonération de la taxe concerne tous les types de résidences principales, que le logement soit en location ou occupé par son propriétaire. Pour qu’un logement soit considéré comme résidence principale, il doit être occupé plus de huit mois par an par le contribuable ou sa famille. Cette occupation doit être effective et peut être prouvée par différents moyens : factures d’électricité, adresse fiscale, ou encore inscription sur les listes électorales.
Toutefois, il existe quelques situations particulières à noter. Les personnes physiques résidant en EHPAD ou en maison de retraite peuvent conserver le bénéfice de l’exonération sur leur ancien logement, à condition qu’elles en conservent la jouissance exclusive et qu’elles ne le louent pas. De même, les personnes qui déménagent pour des raisons professionnelles peuvent, sous certaines conditions, continuer à considérer leur ancien logement comme résidence principale pendant un temps limité.
L’administration fiscale a mis en place un simulateur en ligne pour aider les contribuables à vérifier leur situation. Les propriétaires peuvent également bénéficier d’abattements spécifiques selon leur situation familiale et leurs revenus.
Taxe d’habitation résidence secondaire 2026 : qui paye la taxe d’habitation ?
Contrairement aux résidences principales, les résidences secondaires restent pleinement soumises à la taxe d’habitation en 2026. Cette imposition concerne tous les propriétaires de logements secondaires, sans distinction de revenus. Qu’il s’agisse d’une maison de vacances, d’un pied-à-terre citadin ou d’un bien immobilier occasionnellement occupé, le montant de la taxe doit être acquitté chaque année.
Le calcul de la taxe pour les résidences secondaires s’appuie sur plusieurs critères, notamment la valeur locative cadastrale du bien et les taux votés par les collectivités territoriales. Dans certaines zones tendues, où la demande de logements est particulièrement forte, les communes peuvent appliquer une majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Cette surtaxe peut aller jusqu’à 60% du montant initial de l’impôt dans les zones les plus prisées, comme Paris ou Nice.
En 2026, les propriétaires doivent être particulièrement vigilants quant à la déclaration d’occupation du statut de leurs logements. En effet, un bien qui n’est pas déclaré comme résidence principale est automatiquement considéré comme résidence secondaire par l’administration fiscale. Cette classification peut avoir des conséquences importantes sur le montant de l’imposition, particulièrement dans les zones où s’applique la majoration.
Les locaux meublés utilisés comme résidences secondaires sont également concernés par cette taxation. Le service des impôts vérifie régulièrement la cohérence entre les déclarations et la réalité de l’occupation des biens immobiliers.
Taxe d’habitation : cas particuliers des étudiants et meublés
Certaines situations particulières méritent une attention spécifique en 2026. Les chambres d’hôtes, les gîtes ruraux, ou encore les logements vacants dans certaines communes peuvent être soumis à cette taxe. Dans le cas des logements vacants, les communes peuvent d’ailleurs choisir d’appliquer une taxe spécifique (THLV – Taxe d’Habitation sur les Logements Vacants) pour lutter contre la rétention immobilière dans les zones tendues.
Pour un locataire étudiant, les règles restent les mêmes : si le logement constitue sa résidence principale, il n’y a pas de taxe d’habitation à payer en 2026. En revanche, si l’étudiant conserve une chambre chez ses parents comme résidence principale et loue un studio comme résidence secondaire, ce dernier reste soumis à la taxe.
Les sociétés et organismes privés qui louent des logements meublés à leurs employés doivent également être vigilants quant au statut fiscal de ces biens immobiliers. Le contribuable occupant doit faire une déclaration d’occupation précise auprès du service des impôts pour éviter toute erreur d’imposition.
En cas de changement de situation, il est important de signaler rapidement les modifications aux services fiscaux via la messagerie sécurisée de l’espace particulier. Cette démarche permet d’éviter les erreurs de taxation et les réclamations ultérieures.
Comment est calculée la taxe d’habitation en 2026 ?
Le calcul de la taxe d’habitation en 2026 pour les résidences secondaires repose sur plusieurs éléments. La valeur locative cadastrale, qui représente le loyer théorique annuel du logement, constitue la base de calcul. Cette valeur est ensuite multipliée par les taux votés par les collectivités territoriales (commune, département, région).
Le revenu fiscal de référence du contribuable peut également influencer certaines exonérations ou abattements, notamment pour les personnes âgées ou en situation de handicap occupant une résidence secondaire. L’avis d’imposition est généralement mis à disposition dans l’espace particulier sur impots.gouv.fr aux alentours du 3 novembre pour les personnes non mensualisées.
En cas d’erreur sur l’avis de taxe d’habitation, il est possible de formuler une réclamation auprès du service des impôts des particuliers. Cette démarche peut être effectuée directement depuis la messagerie sécurisée de l’espace particulier sur impots.gouv.fr.
La taxe foncière, contrairement à la taxe d’habitation, reste due par tous les propriétaires de biens immobiliers, qu’il s’agisse de leur résidence principale ou secondaire. Cette différence est importante à comprendre pour anticiper ses obligations fiscales.
Qui doit encore payer la taxe d’habitation ?
En 2026, le paysage de la taxe d’habitation s’est considérablement simplifié : plus aucune imposition pour les résidences principales, mais un maintien pour les résidences secondaires et certains types de locaux spécifiques. Cette nouvelle configuration permet aux propriétaires et locataires de résidences principales de bénéficier d’un gain de pouvoir d’achat significatif, tandis que les détenteurs de résidences secondaires continuent de contribuer aux finances locales.
Dans les zones tendues notamment, cette taxe reste un levier important de la politique du logement, avec des majorations possibles visant à favoriser l’habitat principal et à réguler le marché locatif. Les changements survenus depuis la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales ont profondément modifié l’équilibre fiscal des collectivités territoriales, qui compensent cette perte de recettes par d’autres mécanismes.
Les logements vacants font l’objet d’une attention particulière avec la mise en place de la taxe sur les logements vacants dans certaines communes. Cette mesure vise à encourager la remise sur le marché de logements inoccupés.
Paiement taxe d’habitation 2026 : dates et modalités
Le paiement de la taxe d’habitation pour l’année 2026 suit un calendrier précis. La taxe annuelle doit être réglée avant le 15 décembre 2026 pour les paiements non dématérialisés, et avant le 20 décembre 2026 pour les paiements en ligne. Le prélèvement à l’échéance aura lieu le 28 décembre 2026. Les contribuables reçoivent leur avis de taxe d’imposition courant novembre.
Pour plus de flexibilité, il existe différentes options de paiement de la taxe. Les contribuables peuvent choisir le prélèvement mensuel, qui permet d’étaler le paiement sur dix mois, de janvier à octobre. Cette option doit être mise en place avant le 30 juin de l’année en cours. Il est également possible d’opter pour le prélèvement à l’échéance, qui débite automatiquement le compte bancaire dix jours après la date limite de paiement.
Le paiement peut s’effectuer en ligne sur le site impots.gouv.fr, par smartphone via l’application Impots.gouv, ou directement auprès de son centre des finances publiques. Pour les montants inférieurs à 300 euros, il est aussi possible de régler en espèces ou par carte bancaire chez un buraliste agréé.
Questions fréquentes sur la taxe d’habitation 2026
Est-ce que la taxe d’habitation est supprimée pour les locataires ?
Oui, la taxe d’habitation est totalement supprimée pour tous les locataires de résidences principales depuis 2023. Cette suppression concerne également les propriétaires occupant leur résidence principale. Seuls restent concernés les occupants de résidences secondaires, qu’ils soient locataires ou propriétaires.
Qui paye la taxe d’habitation en 2026, locataire ou propriétaire ?
En 2026, la taxe d’habitation n’existe plus pour les résidences principales. Pour les résidences secondaires, c’est l’occupant au 1er janvier de l’année qui est redevable de la taxe, que ce soit le propriétaire ou le locataire. Dans le cas d’une location meublée touristique, c’est généralement le propriétaire qui reste redevable.
Comment ne pas payer la taxe d’habitation pour un locataire ?
Un locataire n’a plus à payer la taxe d’habitation pour sa résidence principale depuis 2023. Pour éviter de payer cette taxe sur une résidence secondaire, il faudrait que le logement ne soit pas occupé au 1er janvier de l’année d’imposition. Attention cependant aux règles sur les logements vacants qui peuvent générer d’autres taxes.
Est-ce que les locataires doivent payer la taxe d’habitation ?
Non, les locataires n’ont plus à payer la taxe d’habitation pour leur résidence principale depuis 2026. Cette exonération de la taxe est définitive et concerne tous les locataires sans condition de revenus. Seuls les locataires de résidences secondaires restent concernés par cette taxe.
Comment ne pas payer la taxe d’habitation résidence secondaire 2026 ?
Il n’existe pas de moyen légal d’éviter la taxe d’habitation sur une résidence secondaire en 2026. Cette taxe est due par tous les propriétaires et occupants de résidences secondaires. Cependant, certaines exonérations peuvent s’appliquer dans des zones de revitalisation rurale ou pour des chambres d’hôtes dans certaines conditions spécifiques définies par les collectivités territoriales.
La taxe d’habitation s’applique-t-elle aux résidences secondaires et logements vacants ?
Oui, la taxe d’habitation s’applique pleinement aux résidences secondaires en 2026. Pour les logements vacants, des taxes spécifiques (TLV et THLV) peuvent s’appliquer selon les communes et la durée de vacance du logement. Ces mesures visent à lutter contre la rétention foncière dans les zones où la demande de logement est forte.
Quand doit-on payer la taxe d’habitation ?
La taxe d’habitation pour l’année 2026 doit être réglée avant le 15 décembre 2026 pour les paiements non dématérialisés, et avant le 20 décembre 2026 pour les paiements en ligne. Le prélèvement bancaire aura lieu le 28 décembre 2026. Les contribuables reçoivent leur avis de taxe d’imposition courant novembre via leur espace particulier sur le site des impôts.